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L’honorable Ed Fast

En ma qualité de ministre du Commerce international, je suis ravi de m’adresser au public lecteur de l’édition 2012 du bulletin Les femmes d’affaires en commerce international, qui porte sur les économies émergentes du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).

Ma grande priorité est de travailler à la mise en oeuvre du plan de notre gouvernement, fondé sur des impôts bas et la stimulation du commerce, pour créer des emplois et favoriser la croissance économique au bénéfice des travailleurs canadiens. Nous voulons notamment ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises que créent ou qu’exploitent des femmes, et qui exercent un effet d’entraînement sur l’emploi et la prospérité au Canada.

Dans les missions commerciales que j’ai dirigées en Chine, en Inde et au Brésil, j’ai pu constater directement les extraordinaires occasions qui se présentent aux entreprises canadiennes dans ces pays. Les économies réunies du BRIC représentent plus de 17 p. 100 du produit intérieur brut mondial. Elles affichent également des taux impressionnants de croissance économique et englobent plus de 40 p. 100 de la population mondiale. De nombreuses femmes dont les affaires prospèrent ont déjà saisi ces occasions. Je vous encourage à lire leurs témoignages et à communiquer avec le Service des délégués commerciaux du Canada afin de découvrir comment, à votre tour, vous pourrez tirer profit de cet essor économique.

Le message que je veux vous transmettre est simple : vous pouvez compter sur notre gouvernement pour renforcer et élargir les liens commerciaux que le Canada entretient avec les économies du BRIC, et pour mettre en place les conditions propices à la réussite de vos affaires sur les marchés étrangers. Il s’agit d’un élément essentiel du plan ambitieux du gouvernement du Canada pour que notre économie, fortement axée sur le commerce, conserve sa vigueur et son essor.

Je me réjouis à l’idée de vous rencontrer en grand nombre au cours de l’année à venir et je vous transmets mes meilleurs voeux de réussite.

L’honorable Ed Fast
Ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique


Faire des affaires avec les pays BRIC

Êtes-vous à la recherche de nouveaux marchés? Il est peut-être temps d’axer votre stratégie sur les quatre « géants » : le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Ces quatre pays, qu’on regroupe souvent sous le vocable « les économies BRIC », offrent de nombreuses promesses aux entrepreneures capables de déceler les débouchés, d’étudier les marchés et de les aborder avec patience et détermination, et munies d’une solide stratégie d’entrée.

Les Canadiennes se bâtissent une réputation, établissent des relations d’affaires et remportent des succès dans les marchés BRIC depuis de nombreuses années. Ainsi, l’entreprise torontoise Designcorp est implantée au Brésil depuis 25 ans, où elle aménage des espaces destinés à la vente au détail et à l’habitation, ainsi que des centres commerciaux et des complexes de divertissement. « Nous sommes allés au Brésil à une époque où personne ne voulait y aller. Depuis, 80 p. 100 de nos activités se déroulent à l’étranger. Le Brésil a vraiment été le point culminant de ma carrière », explique Hilda Kopff, présidente de Designcorp. Il n’est jamais trop tard pour suivre des entrepreneures qui, comme elle, ont fait figure de pionnières. La croissance économique dans les marchés BRIC continue à stimuler la demande visant une grande variété de produits et services que les femmes d’affaires canadiennes sont en mesure d’offrir.

La Chine apparaît sur tous les écrans radars. Deuxième économie mondiale, affichant un PIB qui croît de 10 p. 100 par année, en moyenne, elle est aujourd’hui une grande puissance commerciale. Elle est d’ailleurs le deuxième partenaire commercial du Canada, après les États-Unis. La classe moyenne est en pleine expansion dans ce pays qui comptait 1,3 milliard d’habitants en 2010, contribuant ainsi à faire augmenter la demande envers un vaste éventail de produits et de services.

Avant de faire une entrée fracassante en Chine, il importe toutefois de bien comprendre les défis que présente ce pays vaste et complexe. Il faut du temps pour comprendre le climat des affaires, établir des partenariats solides et naviguer parmi les écueils financiers et fiscaux que suscite la conduite des affaires en Chine. Les femmes qui possèdent une vaste expérience de ce marché recommandent de l’aborder dans une perspective à long terme. « La persévérance est indispensable, conseille Anne Waldes, PDG de Trade Link International, une entreprise de transport de fret et de logistique. Faites preuve de patience. Rien ne se passe rapidement en Chine. Il vous faudra investir temps et argent pour faire avancer les choses. »

Il en est de même pour la Russie. Un engagement à long terme est essentiel, selon le délégué  commercial David Mallette : « Les entreprises intéressées doivent s’y rendre régulièrement, participer à des salons commerciaux et rencontrer souvent leurs partenaires, leurs clients et leurs distributeurs afin de développer, entretenir et consolider les relations avec eux. Il peut se passer des mois, voire des années, avant que les efforts commencent à porter fruit. » Malgré tout, il s’agit d’un marché qu’on ne peut négliger. En effet, la Russie, dont le PIB se chiffrait à 1,5 billion de dollars en 2010, est aujourd’hui l’un des poids lourds de l’économie mondiale. Les importations canadiennes en provenance de ce pays ont progressé de 355 p. 100 entre 2001 et 2010 (et de 255,9 p. 100 entre 2001 et 2011), et le potentiel de croissance reste énorme.

En Inde, la clé du succès est la souplesse. « Il faut innover et adapter votre produit ou service à la réalité du pays, explique Janeen Stodulski, PDG de PowerWatch, une firme qui fournit des systèmes de gestion énergétique à de gros clients indiens. Il y a trop de gens qui viennent en Inde pour dire à leurs éventuels clients comment faire les choses. Ce n’est pas la bonne façon de procéder. Il faut d’abord déterminer s’il y a une demande pour votre produit. Ensuite, il faut vous assurer que votre produit est rentable pour eux. »

Ceux qui connaissent bien l’Inde disent que le jeu en vaut la chandelle. Avec une population de 1,2 milliard d’habitants en 2010, l’Inde a des besoins en infrastructure qui devraient stimuler la demande nationale envers toute une gamme de ressources, produits et services au cours des années qui viennent. Du reste, l’Inde est en passe de devenir un maillon important des chaînes de valeur mondiales. Ses prouesses dans les technologies de l’information et des communications et son attachement à l’innovation en font un partenaire de choix pour le Canada en sciences et technologie.

Les délégués commerciaux font remarquer que l’Inde, en raison de son virage vers l’économie du savoir et du faible niveau des coûts de fabrication qui y ont cours, est une mine de débouchés pour les entreprises canadiennes.

Le Brésil est tout aussi prometteur. Ce pays, dont le PIB était le plus élevé des pays d’Amérique latine en 2010, a une économie très diversifiée et industrialisée, où le secteur de la technologie et celui des services sont très dynamiques. Le Brésil offre certes d’innombrables possibilités commerciales aux Canadiens, mais il faut toutefois tenir compte de certains obstacles majeurs, touchant notamment à des facteurs comme la concurrence étrangère, les droits à l’importation, la complexité de la réglementation et de la fiscalité, la bureaucratie excessive et le manque de transparence. Comme pour tous les marchés BRIC, la planification est la meilleure approche – avec l’aide du SDC au Canada et dans votre marché cible.

L’essentiel? Pour percer les marchés BRIC, mettez la main à la pâte! Ces marchés sont très prometteurs et vous attendent pourvu que vous soyez prête à investir le temps voulu et à vous engager pour le long terme.

Pour accéder aux économies BRIC

Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine offrent aux entrepreneures actives à l’international des possibilités de diversifier leurs marchés. Partez du bon pied pour accéder à ces économies très importantes en lisant cette édition 2012 du bulletin Les Femmes d’affaires en commerce international. Vous y trouverez une foule de renseignements sur les marchés, des conseils et des témoignages de femmes qui ont réussi. Laissez leur succès vous inspirer et vous motiver à planifier votre stratégie dès maintenant!

Bonnes pratiques au Brésil

Qu’est-ce qui « marche » le mieux au Brésil? Les délégués commerciaux Todd Barrett et Heather Bystryk donnent les conseils suivants :

  • Entourez-vous d’une solide équipe, composée  notamment d’un avocat, d’un fiscaliste et d’un comptable. La réglementation brésilienne est complexe. Ne faites pas cavalière seule.
  • Étudiez le marché et adaptez vos produits et services aux besoins et aux goûts locaux.
    Il se pourrait fort bien que votre modèle de gestion canadien ne fonctionne pas au Brésil.
  • Assurez-vous de comprendre la hiérarchie au sein des entreprises. Les hauts dirigeants
    n’accepteront de vous rencontrer que si vous occupez un poste comparable au leur.
  • Apprenez le portugais ou embauchez un interprète. La plupart des dirigeants d’entreprise brésiliens ne parlent ni l’anglais ni le français couramment.
  • Prenez le temps d’entretenir vos relations au Brésil au jour le jour. C’est là la meilleure stratégie pour assurer votre réussite.

La négociation en Inde

« Les négociations en Inde sont parfois très longues, parfois très brèves. Il vous faudra peut-être faire plusieurs visites avant d’en arriver à un accord. Les Indiens sont très au fait et attachent une grande importance au prix. Il se peut qu’ils demandent à voir un échantillon de votre produit et à l’essayer sur place, dans l’usine ou au magasin. Si cela arrive, vous devrez négocier pour déterminer si des frais s’appliquent. Dans l’affirmative, le paiement anticipé est la meilleure façon de procéder. Sachez que les négociations n’aboutissent pas toujours à un contrat, alors gardez-vous une porte de sortie. »
Marie-Michelle Poulin,
déléguée commerciale, Mumbai, Inde

Rencontrez les acheteurs des sociétés Fortune 500 à Orlando

Faites vos bagages et n’oubliez surtout pas d’emporter vos cartes de visite. L’équipe Femmes d’affaires en commerce international (FACI) se propose de tenir sa mission commerciale de 2012 à la conférence et foire commerciale annuelle du Women’s Business Enterprise National Council (WBENC), à Orlando, en Floride, et on vous y invite.

Photo de groupe de la délégation canadienne à la conférence nationale du WBENC,
à Las Vegas

La conférence-foire du WBENC est le plus grand salon commercial mondial des États-Unis consacré aux entreprises possédées par des femmes. Cette rencontre offre aux femmes d’affaires un accès à des possibilités de contrats avec les sociétés figurant au palmarès Fortune 500 et avec des gouvernements grâce à leurs programmes de diversification des fournisseurs.

La mission de cette année, qui se déroulera du 18 au 22 juin, débutera par une séance d’information destinée aux membres de la délégation canadienne. Les points saillants de la conférence-foire du WBENC comprennent des séances de formation et des ateliers, des conseils sur la façon de vendre aux entreprises Fortune 500, des rencontres avec des acheteurs et partenaires éventuels, et l’aide des délégués commerciaux du Canada qui connaissent les débouchés sur les marchés. On s’attend à ce que l’événement attire 3 200 participants et plus de 300 exposants.

« Le salon commercial du WBENC est unique en son genre, indique Josie Mousseau. Au lieu de rester dans un stand pour promouvoir leurs produits ou leurs services, les participants se rendent aux kiosques tenus par les agents d’approvisionnement des programmes de diversification des fournisseurs de sociétés comme Target, Coca- Cola, IBM, Cisco et Walmart. Vous devez arriver préparées. Vous vous trouvez devant un acheteur qui a deux minutes pour vous écouter. Vous devez absolument connaître votre argumentaire sur le bout des doigts avant de partir. »

Pourquoi devriez-vous y participer? En voici une raison : la designer québécoise Johanne Boivin était l’une des 78 déléguées canadiennes qui se sont jointes à la mission de l’an dernier pour prendre connaissance des possibilités offertes par la diversification des fournisseurs et promouvoir ses sacs à main et accessoires. Après avoir eu des rencontres personnelles avec les acheteurs de Macy’s et de J.C. Penney, elle est revenue au Canada pour déposer auprès de WEConnect Canada une demande de certification en tant qu’entreprise possédée par une femme afin de pouvoir décrocher, auprès de ces sociétés et d’autres du même genre, les contrats réservés aux fournisseurs visés par la diversification. Elle détient maintenant ce certificat et collabore avec le Service des délégués commerciaux (SDC) pour élargir ses activités aux États-Unis.

Munie elle aussi de ce certificat, Jodee Prouse, présidente de Lollipop Beauty Bar and Happy Hippo Bath, une entreprise de l’Alberta, a également participé à la mission de 2011. Elle a présenté ses produits aux acheteurs de MGM Resorts lors de rencontres organisées avec l’aide du SDC. « Les représentants de MGM chargés du programme de diversification des fournisseurs ont aimé la marque, indique Jodee Prouse. Au cours des trois mois qui ont suivi cette rencontre, j’ai fait trois allers-retours à Las Vegas. Nous avons signé des contrats avec quatre de leurs établissements. Cela ne serait jamais arrivé sans le soutien du SDC lors de la mission ».

Cela vous intéresse? Communiquez avec l’équipe FACI pour en apprendre davantage au sujet de la mission de cette année. Vous trouverez plus de détails sur la conférence-foire du WBENC à l’adresse www.wbenc.org/wbencconf.

Secrets d’une mission réussie

Dressez la liste des principales entreprises avec lesquelles vous aimeriez vous mettre en contact à la conférence du WBENC. Plusieurs semaines avant la mission, rendez-vous à leurs sites Web et inscrivez-vous comme entreprise certifiée appartenant à une femme. Vous y trouverez les produits et services dont nombre d’entre elles ont besoin, mais ne vous arrêtez pas là. Poussez vos recherches encore plus loin. Quels sont leurs principaux acheteurs? Familiarisez-vous avec la culture de l’entreprise, ses activités récentes, ses besoins et ses desiderata. Recueillez le plus d’information possible. Vous serez ainsi beaucoup mieux préparée au moment où vous vous adresserez directement aux responsables de ces entreprises, et vous ne manquerez pas de faire une première impression durable !
Barbara Mowat,
présidente Impact Communications | Abbotsford (Colombie-Britannique)

Aider les femmes à stimuler notre économie

Le programme Femmes d’affaires en commerce international reconnaît la valeur considérable que les entreprises appartenant à des femmes apportent à notre économie. Ce programme, dirigé par Affaires étrangères et Commerce international Canada (MAECI), offre des renseignements et des services ciblés pour appuyer les activités commerciales des Canadiennes sur le marché mondial :

  • l’accès à l’information sur les réseaux de soutien, les ressources du secteur public, les associations de femmes d’affaires, le financement, les missions et événements commerciaux, les webinaires, la formation et les ressources axées sur le commerce international;
  • des renseignements pour aider les Canadiennes à profiter le plus possible des possibilités mondiales de diversification des fournisseurs accessibles aux entreprises certifiées appartenant à des femmes;
  • la possibilité de former des partenariats avec d’autres femmes d’affaires et des organisations clés dans le cadre de missions commerciales et d’activités de réseautage.

« Le programme offre des conseils et un accès facile à des informations cruciales qui aident les femmes d’affaires à mettre à profit leur dynamisme sur la scène mondiale », souligne la déléguée commerciale Josie Mousseau.

Ce dynamisme est impressionnant. Le taux de création d’emplois des entreprises dirigées par des femmes au Canada est quatre fois supérieur à la moyenne nationale, et le taux de démarrage d’entreprises par des femmes est deux fois plus élevé que le taux moyen. Les petites et moyennes entreprises possédées par des femmes représentaient plus de 117 milliards de dollars en activité économique au Canada en 2007 : une « source inexploitée d’opportunités économiques », selon le Groupe de travail canadien pour la croissance des entreprises appartenant à des femmes.

« Le commerce international est un élément central de notre réussite économique, rappelle Josie Mousseau. Les femmes peuvent jouer un rôle très important à cet égard, et le Service des délégués commerciaux est là pour les aider et pour atténuer les risques rattachés à l’aventure sur les marchés mondiaux. »

De sages paroles

Le SDC a une influence marquée sur les marchés mondiaux, et dispose d’un réseau de contacts qu’il nous aurait fallu des mois pour bâtir par nous-mêmes.
Johanne Boivin,
présidente et conceptrice, Joanel Inc. | Laval (Québec)

Johanne Boivin

Six stratégies pour réussir dans les pays BRIC

Songez-vous à mettre au point un plan d’entrée sur le marché pour le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine? Bien que chacun de ces marchés possède des caractéristiques qui lui sont propres, votre réussite dans les pays BRIC dépendra de six stratégies de réussite éprouvées qui ont été recueillies auprès des délégués commerciaux et de femmes d’affaires avisées.

  1. Apprenez à connaître le marché : Faites votre étude de marché. Assistez à des salons professionnels et à d’autres événements propres à l’industrie envisagée pour comprendre les besoins locaux et trouver des contacts. Renseignez-vous vous-même sur la culture et assurez-vous qu’elle correspond à vos propres attributs. « Vous devez avoir la volonté de faire ce premier pas et de vous rendre dans le marché. Personne ne viendra cogner à votre porte. Pour réussir, vous devez faire les voyages nécessaires et établir les relations appropriées. »
    Hilda Kopff, présidente, Designcorp (Brésil)
  2. Trouvez le bon partenaire : Il est important d’avoir quelqu’un sur le terrain qui connaît le marché local et les coutumes, et qui possède de bons contacts. Prenez votre temps pour choisir le bon partenaire, et choisissez-le judicieusement. N’oubliez pas de vous entendre sur une clause de sortie au cas où vos points de vue respectifs s’avéreraient incompatibles. Le choix de votre partenaire constitue la plus importante décision que vous prendrez. « Il y a de nombreux concurrents étrangers dans ces marchés. Vous aurez besoin d’un partenaire solide, capable de contourner les difficultés et de vous aider à comprendre les points sensibles dans ces pays, comme les prix. »
    Olga Belkina, chef de la direction, Knowledge Exchange International Centre (Russie)
  3. Prenez un engagement à long terme : Il faut du temps, de l’argent et de l’énergie pour s’implanter dans les marchés BRIC. Si vous songez sérieusement à un pays, faites-en une partie intégrante de votre stratégie commerciale. Soyez prête à visiter le marché deux à quatre fois par année pendant au moins trois ans pour y établir une présence. « Même si vous avez un partenaire local, vous devez visiter le marché et apprendre à connaître vos clients. Constituez-vous une clientèle solide. Il coûte très cher n’avoir qu’un seul client dans un marché. »
    Andrea Feunekes, cofondatrice et co-chef de la direction, Remsoft (Brésil)
  4. Assurez-vous d’avoir une approche souple : Les tactiques de pénétration du marché qui ont bien fonctionné pour vous aux États-Unis ou en Chine pourraient ne pas avoir les mêmes résultats en Inde ou en Russie. Songez à réviser votre approche pour l’adapter aux attentes et aux besoins du marché. Si vous ne réussissez pas la première fois, songez à y revenir plus tard. « Les marchés BRIC évoluent rapidement. L’Inde ne vous convient peut-être pas en ce moment, mais votre produit ou concept pourrait être exactement ce dont le pays aura besoin dans un an ou deux. »
    Marie-Michelle Poulin, déléguée commerciale, Mumbai (Inde)
  5. Établissez de solides relations personnelles : Dans tous les marchés BRIC, le développement de relations personnelles joue un rôle crucial. En Inde, en Chine et au Brésil, notamment, les gens attachent une grande importance à la conduite des affaires avec des personnes qu’ils connaissent et auxquelles ils font confiance. Apprenez à connaître vos contacts et joignez-vous à eux pour des dîners ou des activités à l’extérieur du bureau, même si vous souffrez encore des effets du décalage horaire. « La famille et les valeurs familiales sont très importantes en Chine. Les associés chinois aiment établir des relations très étroites. Montrez-leur des photos de vos enfants et parlez-leur d’eux. »
    Anne Waldes, chef de la direction, Trade Link International (Chine)
  6. Travaillez avec le Service des délégués commerciaux : Le SDC peut aider les entreprises canadiennes à réussir sur les marchés mondiaux et à réduire les coûts occasionnés par les affaires dans les pays BRIC. Que vous souhaitiez exporter, investir à l’étranger ou chercher des partenariats en technologie et en recherche et développement (R-D), le SDC dispose d’équipes sur le terrain qui peuvent vous aider à comprendre les risques et à surmonter les difficultés. « Mettez-vous en contact avec notre équipe. Nous disposons d’une vaste base de données de contacts sur les marchés et sommes en mesure de vous ouvrir des portes. Nous pouvons vous donner des renseignements sur des projets et des débouchés dans les centres d’affaires à travers le pays. »
    Todd Barrett, délégué commercial (São Paulo, Brésil)

De sages paroles

Si vous vous dirigez vers un nouveau marché, tirez parti du SDC. Il a des personnes très compétentes sur le terrain, qui ont votre réussite à coeur.
Andrea Feunekes,
cofondatrice et co-PDG Remsoft | Fredericton (Nouveau-Brunswick)

Andrea Feunekes

Missions et événements commerciaux à venir

Ne ratez pas l’occasion de participer à une mission ou à un événement qui vous rapportera gros. Inscrivez-vous à CanadExport. Toutes les deux semaines, vous recevrez directement à votre adresse électronique les informations sur l’industrie ou sur les salons professionnels et les missions portant sur des marchés précis, ainsi que les dernières nouvelles sur le commerce international. Rendez-vous à CanadExport.

L’étiquette des affaires en Russie

Depuis Moscou, le délégué commercial David Mallette vous propose ces astuces pour respecter l’étiquette des affaires :

  • On accorde une grande importance à la hiérarchie.
  • L’hospitalité, la courtoisie et les cadeaux sont bienvenus.
  • Travaillez avec un interprète – les transactions se font en russe.
  • Renseignez-vous à fond sur le gouvernement de la Russie et les sociétés mères.
  • Habillez-vous avec soin. Si vous n’avez pas l’allure d’une personne de décision, les gens se désintéresseront de vous rapidement.
  • Ne sous-estimez pas l’importance de la relaxation dans le monde des affaires. Un bon repas vous aidera à consolider vos relations.

Financez et protégez vos opérations mondiales

Vous avez besoin de services de financement ou d’assurance pour appuyer vos démarches à l’étranger? Outre les assurances et les services bancaires privés, les gouvernements et d’autres groupes offrent aussi d’excellentes options. Consultez le site www.entreprisescanada.ca pour chercher les programmes de subventions, de prêts et de financement du gouvernement. Vous pouvez aussi examiner les possibilités suivantes :

Banque de développement du Canada
Le prêt Marché en Xpansion de la BDC offre jusqu’à 100 000 dollars pour aider les entreprises à participer à des initiatives de prospection des marchés, à mettre au point des plans d’exportation ou de commerce électronique, à réaliser des activités de conception de produits ou de R-D, ou à acquérir des stocks supplémentaires à des fins d’exportation.

Exportation et développement Canada
Parmi les solutions de financement et d’assurance qu’EDC offre aux exportateurs, notons le Programme de garanties d’exportations, le Financement acheteur étranger, le Financement de projets, l’Assurance comptes clients, l’Assurance acheteur unique, l’Assurance frustration de contrat, l’Assurance risques politiques et l’Assurance pour cautionnement bancaire.

Affaires étrangères et Commerce international Canada
Le MAECI offre un vaste éventail de programmes spécialisés pour appuyer l’innovation, les affaires à l’étranger et les investissements des entreprises canadiennes. En voici quelques-uns : Visée mondiale en innovation, pour les partenariats de R-D; Opportunités mondiales pour les associations; Investissement Canada-Initiatives des communautés, pour favoriser les investissements étrangers directs; le Programme de partenariats internationaux en science et technologie.

Programmes des gouvernements provinciaux
Partout au Canada, les gouvernements provinciaux offrent divers programmes de financement pour aider les entreprises à mener des activités de R-D, à accroître les investissements, à augmenter leur fonds de roulement, à renforcer leurs capacités d’exportation, à vendre sur les marchés mondiaux et à établir des partenariats internationaux, entre autres. Ces programmes comprennent des prêts, des subventions, des solutions d’assurance et des incitatifs fiscaux. Vous trouverez plus de détails à ce sujet dans la section « Possibilités de financement » de notre site Web.

Initiative pour les femmes entrepreneurs
Des prêts allant jusqu’à 150 000 dollars sont offerts aux femmes qui lancent ou font croître une entreprise en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan ou au Manitoba.

S’orienter dans la culture des affaires en Chine

Sherry Huang, une entrepreneure d’expérience, connaît bien le marché chinois. Née à Beijing, elle possède et exploite maintenant trois entreprises à l’Île-du-Prince Édouard. Elle a récemment pris part à la mission commerciale du premier ministre Stephen Harper en Chine. Que conseille-t-elle aux femmes d’affaires canadiennes?

« Le plus grand défi auquel sont confrontées la plupart des entreprises qui entrent dans le marché chinois est leur manque de connaissance de la culture des affaires dans ce marché. Les Canadiens reviennent souvent de salons commerciaux en Chine en croyant qu’ils ont suscité beaucoup d’intérêt. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il est important pour les Chinois de sauver les apparences : habituellement, ils vous diront donc que votre produit les intéresse, même si c’est faux. Parfois, leur intérêt est bel et bien réel, mais leur interlocuteur canadien ne répond pas assez rapidement. S’ils vous envoient une question et que vous n’avez pas répondu après trois jours, ils iront chercher ailleurs. »

Comment trouver son chemin dans ces méandres? « Apprenez à bien connaître la culture, répond Sherry Huang. Les interprètes peuvent seulement interpréter la langue, mais non pas les signes culturels. Trouvez-vous un bon partenaire chinois, embauchez une entreprise locale de marketing pour élaborer votre plan d’affaires et travaillez avec le SDC en Chine. »

Impression du marché

Lorsque vous entrez dans un nouveau marché, vous devez comprendre la culture et les personnes. C’est la seule façon de réussir. Si le tempérament des gens ne vous convient pas, ne restez pas là. Il faut qu’il y ait une concordance. Si vous n’aimez pas les gens avec qui vous faites affaire, pourquoi vous y astreindre? Dans mon cas, ce n’est pas la perspective de faire de l’argent qui m’a attirée au Brésil. C’était toujours l’expérience qui primait.
Hilda Kopff, présidente
Designcorp | Toronto (Ontario)

Retenez la date!

Les organismes de développement régional et les associations de femmes d’affaires tiennent également toute un éventail d’activités. Pour connaître les activités qui auront lieu pendant l’année, consultez le site www.femmesdaffairesencommerce.gc.ca.

De sages paroles

Le SDC offre un soutien phénoménal. Ma suggestion? Utilisez ses liens avec l’industrie. Travaillez avec son équipe pour trouver des débouchés et des contacts qui vous serviront d’excellent point de départ.
Sherry Huang
chef de la direction, Study Abroad Canada Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)

Sherry Huang

Jumeler les femmes et les débouchés offerts par les programmes de diversification des fournisseurs

Avez-vous fait vôtre la mission de vendre vos produits ou services aux grandes multinationales ou au gouvernement américain? Si c’est le cas, vous aurez accès à un vaste éventail de marchés grâce aux programmes de diversification des fournisseurs. La plupart (97 p. 100) des entreprises figurant au palmarès Fortune 500 consacrent une proportion déterminée de leur pouvoir d’achat à certaines catégories de fournisseurs, y compris les entreprises possédées par les femmes, les minorités visibles, les Autochtones et les personnes handicapées. Pour avoir accès à ces marchés, votre entreprise doit posséder un certificat d’entreprise à propriété féminine (EPF).

WEConnect Canada octroie des certificats EPF aux entreprises canadiennes possédées, dirigées et contrôlées par une ou plusieurs femmes dans une proportion d’au moins 51 p. 100. Ce processus de vérification par un tiers permet de répondre plus facilement à la demande croissante des gouvernements et des entreprises en biens et services provenant de fournisseurs diversifiés. Le réseau mondial de WEConnect Canada – rejoint par l’intermédiaire de WEConnect International – permet aussi aux EPF de profiter des occasions d’affaires et des événements liés aux approvisionnements des entreprises au-delà de la frontière canadienne.

Le mouvement de la diversification des fournisseurs prend de l’ampleur. On trouve aujourd’hui des programmes de certification destinés aux femmes propriétaires d’entreprises aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Inde. L’Australie, l’Europe et la Chine seront bientôt de ce nombre. Pour bien saisir l’énorme potentiel rattaché à cette certification, voyez l’exemple de Walmart : l’automne dernier, cette société s’est engagée à doubler le volume de marchandises acquises auprès des EPF à l’échelle mondiale, soit une valeur totale de 20 milliards de dollars américains d’ici 2016.

Quel est l’éventail des débouchés accessibles? Jetez un coup d’oeil à la liste des entreprises membres de WEConnect Canada : Accenture, Avis, Ernst & Young, Exxon, IBM, Pfizer, Staples, Telus et RBC, pour ne nommer que celles-là. Les femmes peuvent également vendre à d’autres EPF qui doivent pouvoir confirmer aux agents d’approvisionnement chargés de la diversification des fournisseurs que l’ensemble de leur chaîne logistique est certifié. Il y a aussi d’autres avantages : la possibilité d’établir un vaste réseau de contacts, la participation aux programmes de formation et de mentorat ainsi que les liens tissés avec d’autres entreprises certifiées pour accroître la possibilité d’obtenir des contrats importants.

Qu’attendez-vous? Pour en savoir plus sur la certification EPF, consultez WEConnect Canada et WEConnect International.

Une délégation de Canadiennes au Sommet de l’APEC

Une délégation composée de 24 Canadiennes issues des secteurs public et privé a participé au Sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) sur les femmes et l’économie, présidé par la secrétaire d’État des États- Unis, Hillary Rodham Clinton, qui s’est déroulé à San Francisco du 13 au 16 septembre 2011. Le groupe comprenait des femmes d’affaires et des représentantes du MAECI et d’autres ministères, des milieux universitaires et du milieu associatif.

Sous la direction de la ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre de la Condition féminine, l’honorable Rona Ambrose, les membres de la délégation ont assisté aux présentations d’éminents conférenciers venus de la Maison Blanche, de Wall Street et d’entreprises figurant au palmarès Fortune 500, et elles ont pris part au dialogue sur l’autonomisation économique des femmes. « Le gouvernement du Canada entend oeuvrer avec des acteurs des milieux d’affaires et de l’industrie afin d’offrir des services d’une très grande utilité pour appuyer les femmes d’affaires canadiennes sur les marchés internationaux », a déclaré la ministre Ambrose.


La ministre Ambrose et la délégation canadienne au Sommet
de l’APEC sur les femmes et l’économie 2011, à San Francisco.

Pour saluer les pionnières

(* = site Web en anglais seulement)

Visez le marché mondial avec le Service des délégués commerciaux du Canada

Grâce à sa présence bien établie dans des villes partout dans le monde, le Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada peut vous aider à naviguer dans l’univers complexe des marchés internationaux. Nos services de renseignements sur le terrain et nos conseils pratiques sur les marchés étrangers aident les entreprises canadiennes à prendre des décisions plus judicieuses, plus rapides et plus rentables afin d’atteindre leurs objectifs à l’étranger. Appelez sans frais au 1 888 306 9991.

CanadExport

CanadExport, le cybermagazine officiel du SDC, présente des articles et des balados offrant des renseignements sur les marchés à l’intention des entreprises canadiennes qui font des affaires dans le monde entier.

Nouveaux exportateurs aux États frontaliers (NEEF)

Le programme NEEF est un séminaire de deux jours offert par les gouvernements provinciaux en collaboration avec le MAECI. Le programme aide les petites et moyennes entreprises à mieux comprendre la réglementation américaine.

Exceller à l’exportation

Lorsqu’il est question d’entrer sur de nouveaux marchés, la PDG de PowerWatch, Janeen Stodulski , se démarque comme un exemple parfait de pratiques exemplaires en ce qui a trait à l’exportation. Après avoir mis sur pied ses premiers produits de gestion de l’énergie domestiques en 2008, cette entrepreneure d’Oakville, en Ontario, s’est tournée vers les marchés américain et indien, obtenant des ventes pour certaines des plus importantes entreprises de services publics de l’Inde.

Quel est son secret? L’attention aux détails. « Pour chacune des rencontres avec un nouveau partenaire potentiel, j’effectue une quantité effarante de recherche à l’avance. Je sais tout ce que je dois savoir à leur sujet, explique-t-elle. Lorsque je les rencontre, je pose beaucoup de questions, ce qui m’aide à déterminer leurs besoins et à leur offrir des solutions pour y répondre. » Elle explique que l’adaptation de son produit ou de son service à l’environnement local est essentielle. Elle insiste également sur le fait que le prix doit être acceptable. Il est donc important de comprendre ce que le marché peut supporter.

Janeen Stodulski recommande de suivre des cours ou d’effectuer de la recherche pour comprendre la culture locale. « Une fois le premier contact établi, il vous faut visiter régulièrement le client et maintenir la correspondance par courriel et par téléphone, suggère-t-elle. Même si vous décidez que ce n’est pas pour vous, remerciez les personnes de vous avoir consacré du temps. » Elle envoie toujours des cartes de remerciement rédigées à la main à toutes les personnes qu’elle rencontre lors de voyages d’affaires, en plus de leur envoyer un message courriel pour faire le suivi.

Qu’est-ce qui en est d’assurer votre succès? Entourez-vous d’une solide équipe locale dans le marché – un bon comptable, un avocat réputé et un solide partenaire. « Collaborer avec vos contacts du gouvernement, comme le Service des délégués commerciaux, propose-t-elle. C’est mon travail d’entretenir des relations, mais c’est à eux d’ouvrir des portes et de vous appuyer tout au long de votre cheminement. »

Ressources à votre disposition

Les Femmes d'affaires en commerce international
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Accédez ces services gouvernementaux

Organismes de développement régional
Les organismes de développement régional du gouvernement fédéral offrent des programmes visant à stimuler la croissance et à appuyer l’entrepreneuriat dans l’ensemble du Canada, y compris des programmes destinés aux femmes :

Entreprises Canada

Le Réseau Entreprises Canada est un guichet unique permettant d’accéder aux renseignements et services offerts aux entrepreneurs canadiens par le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires. Il est accessible en personne, en ligne ou par téléphone.

Les femmes entrepreneures

  • Les femmes représentent près d’un tiers des travailleurs indépendants au Canada.
  • Au total, 47 p. 100 des 1,6 million de petites et moyennes entreprises au Canada appartiennent à des femmes.
  • De 1999 à 2009, le nombre de travailleuses autonomes a augmenté de 13 p. 100, tandis que cette augmentation chez les hommes était de 10 p. 100.
  • Les femmes pourraient apporter une contribution additionnelle de deux milliards de dollars par année à l’économie canadienne grâce à une hausse de 20 p. 100 des recettes totales des entreprises appartenant majoritairement à des femmes.

Source : Industrie Canada

Réseaux et associations de femmes d’affaires

Partout au Canada, les femmes appuient d’autres femmes qui souhaitent lancer, diriger ou faire croître leur entreprise. Que vous ayez besoin de conseils, d’encadrement, de financement, de formation ou simplement d’être en contact avec un groupe de femmes d’affaires avec qui vous avez des affinités, commencez ici pour trouver les meilleures ressources dans votre coin de pays.

(* = site Web en anglais seulement)

Restez branchée :

Joignez-vous à notre communauté en ligne L’équipe Femmes d’affaires en commerce international a créé une page LinkedIn pour permettre aux entrepreneures canadiennes, de plus en plus nombreuses, de se tenir au courant des débouchés, des nouvelles et des événements qui les intéressent. C’est un endroit idéal pour établir des contacts avec des femmes d’affaires du monde entier qui ont les mêmes intérêts, ainsi qu’avec des organisations, des délégués commerciaux et d’autres fournisseurs de services. Tous les sujets y sont abordés : certification, diversification des fournisseurs, études de marchés, stratégies d’entrée sur les marchés, bonnes pratiques, partenariats, pour ne citer que ceux-là. Joignez-vous donc à notre dialogue sur notre page LinkedIn.

Le bulletin Les Femmes d’affaires en commerce international est publié chaque année par Affaires étrangères et Commerce international Canada.

Rédactrice en chef du bulletin :
Josie L. Mousseau, directrice adjointe
Direction des consultations, des missions et des projets spéciaux
josie.mousseau@international.gc.ca
613-943-4556

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada représentée par le ministre du Commerce international, 2012
Numéro du catalogue :
FR5-22/2012F-PDF 1928-4152


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