Exemples de réussites - Femmes d'affaires canadiennes

Les femmes d’affaires canadiennes jouent un rôle majeur dans l’économie du Canada grâce à leurs produits et à leurs services novateurs ainsi qu’à leurs activités internationales. Vous trouverez ci-dessous un catalogue de profils et de conseils pratiques émanant de femmes d’affaires canadiennes qui ont réussi et qui ont lancé leurs produits et leurs services sur de nouveaux marchés.

Nous souhaitons mettre en relief les réalisations de femmes d’affaires accomplies sur la présente page et dans d’autres publications. Si vous êtes une entrepreneure canadienne qui a connu du succès à l’étranger avec l’aide de FACI et du SDC, nous vous saurions gré de communiquer avec nous dès aujourd’hui pour nous raconter votre histoire!


Une parfumeuse se donne la mission de « donner au suivant »

Barb Stegemann, fondatrice de The 7 Virtues, achète des huiles essentielles à des fermiers qui ont été touchés par des guerres et autres conflits. Les parfums primés de son entreprise contiennent des huiles essentielles provenant du Moyen-Orient, de l’Inde, d’Haïti et du Rwanda. Mme Stegemann est un exemple de ce que les femmes peuvent faire de leur pouvoir d’achat pour provoquer des changements et contrecarrer les effets de la guerre et de la pauvreté. Elle a commencé à s’approvisionner en fleurs d’oranger en 2010, pour sa gamme de parfums, auprès d’un cultivateur de l’Afghanistan afin de l’aider à produire des cultures licites plutôt que cultiver illégalement du pavot. Il s’agit de la première femme du Canada atlantique à décrocher un contrat de capital-risque dans la série télévisée de CBC « Dragons’ Den ».

Mme Stegemann affirme que l’équipe de FACI et le Service des délégués commerciaux lui ont offert une aide essentielle à l’expansion et à la croissance de son entreprise. « Un appel d’un délégué commercial a des effets plus percutants qu’un appel de ma part auprès d’un acheteur. Je n’oserais pas aller dans un pays sans leur soutien. Toute l’organisation m’a impressionnée au plus haut point. »

Conseil :

« Il est difficile de demander d’être rémunéré pour son temps. Mais vous avez étudié, investi, travaillé et cultivé un réseau d’une grande valeur. Ne laissez pas tout cela aller pour rien. Demandez la valeur que vous accordez à vos produits ou services, et n’en démordez pas. »


Une expérience de magasinage transformée par l’élimination de l’attente à la caisse

Wendy MacKinnon Keith est une Torontoise qui s’est donné comme objectif d’améliorer l’expérience de magasinage grâce à SelfPay, l’application mobile brevetée de son entreprise. La technologie est intégrée à celles de Visa, MasterCard, American Express et Apple Pay, parmi tant d’autres. La technologie de caisse mobile en libre-service facilite l’expérience de magasinage et répond aux besoins des consommateurs qui recherchent des renseignements accessibles sur les produits et une commodité permettant d’économiser du temps. Mme MacKinnon Keith a passé 20 ans à titre d’experte-conseil internationale au service d’entreprise faisant partie du Fortune 100 dans les domaines du détail et de la consommation comme IBM, Ameritech, Nokia et Safeway. C’est l’expertise acquise au service de ces géants qui l’a poussée à créer SelfPay.

À titre de participante à l’initiative des Accélérateurs technologiques canadiens (ATC) à San Francisco, Mme MacKinnon Keith est bien positionnée pour nouer des liens avec des intermédiaires internationaux et partenaires potentiels. Cette initiative du SDC aide les entreprises canadiennes à forte croissance en démarrage à pénétrer les marchés internationaux. « L’initiative ATC a joué un rôle déterminant en me donnant accès aux acteurs locaux et en me permettant de mieux comprendre la réglementation locale, ce qui était essentiel en raison de notre travail dans le domaine de la technologie financière. »

Conseil :

« Lorsque vous démarrez une nouvelle entreprise, je vous conseille fortement d’établir des liens avec des clients potentiels afin qu’ils vous disent si ce que vous êtes en train de créer sera utile et adopté. Nous avons consacré beaucoup de temps à cultiver des relations avec des partenaires intermédiaires du secteur, et ce travail préliminaire nous a menés à rencontrer des clients potentiels. »


D’un service de réponse téléphonique traditionnel à des solutions novatrices en matière d’intervention en cas d’urgence et de suivi

Sydney Ryan, une entrepreneure de Terre-Neuve, a hérité de l’esprit novateur de son père qui a offert à l’île ses premières tours de télécommunications et ses premiers systèmes de téléavertisseurs en fondant Telelink en 1965. Inspirées par un tel esprit d’innovation, Mme Ryan et son associée Cindy Roma ont pris le contrôle de Telelink il y a presque 20 ans, pour ensuite devenir co-chefs de la direction. Telelink offre toujours les services de réponse téléphonique et de centres d’appel à l’origine de sa fondation, mais offre aussi maintenant à ses clients des solutions novatrices comme le suivi des interventions en cas d’urgence, la gestion des déplacements et le suivi des travailleurs seuls. Telelink tire avantage de la force de l’économie américaine, de la valeur du dollar canadien et de la qualité du talent à Terre-Neuve, et elle s’est trouvé un créneau en fournissant des agents de centres d’appel à temps plein à de petits centres d’appel américains qui ont de la difficulté à trouver et à conserver des membres de leur équipe de première ligne. 

« Les missions commerciales dirigées par FACI nous ont été extrêmement utiles en ce qui a trait à notre stratégie d’exportation. Elles sont toujours bien organisées, il y a un précieux soutien sur place et lors de la phase de suivi. Ces missions nous ont permis de faire l’essai d’un nouveau marché en nous exposant à un niveau minimal de risque, de nouer des liens avec d’autres entrepreneurs et d’en apprendre davantage sur les ressources qui sont mises à notre disposition. Il ne faut pas sous-estimer la valeur des réseaux de femmes d’affaires », affirme Mme Ryan.

Conseil :

« Nous avons tiré une précieuse leçon de la correction sévère des prix du pétrole en 2016 : il faut toujours maintenir la diversité de notre gamme de produits. Si votre marché est volatil ou cyclique, garantissez votre stabilité en tournant sans relâche votre attention vers votre offre de base et d’autres marchés verticaux stables. »


Offrir le talent multilingue du Canada à l’étranger

Wintranslation, une entreprise d’Ottawa, offre des services de traduction dans plus de 100 langues et se spécialise également dans les langues autochtones du Canada. Avec une équipe comptant 500 traducteurs, la présidente Huiping Zhang est prête à faire des affaires aux États-Unis et en Europe. Elle a fondé Wintranslation en juin 1998 comme une entreprise à domicile à propriétaire unique qu’elle a transformée en une entreprise florissante et primée qui offre ses services à des multinationales, à des gouvernements et à des organismes sans but lucratif.

Wintranslation participe aux missions commerciales axées sur les femmes et aux conférences sur la diversification des fournisseurs de FACI. « Les missions commerciales dirigées par FACI nous ouvrent des portes. On y rencontre des représentants d’un grand nombre d’entreprises certifiées et de sociétés clientes dotées de programmes de diversification des fournisseurs, déclare Mme Zhang. Chaque fois, on fait de nouvelles rencontres et on repart avec des contrats en poche. C’est une relation formidable et un incroyable outil de développement d’entreprise. »

Conseil :

« Réfléchissez soigneusement à votre proposition de valeur et à votre positionnement concurrentiel. Choisissez judicieusement les endroits où vous allez investir votre temps et vos ressources financières. Tirez profit des réseaux existants comme FACI et ses nombreuses missions commerciales et le Service des délégués commerciaux. Les nombreuses publications de FACI offrent par ailleurs une excellente publicité. Il existe des subventions gouvernementales, très précieuses, pour aider les petites entreprises à embaucher du personnel et à former le personnel existant. »


D’un instant de sérénité à un monde de possibilités

Nom : Wendy Weir, chef de la direction
Entreprise : Libre
Lieu : Gibsons, Colombie-Britannique

En 2006, l’entrepreneure canadienne Wendy Weir a créé l’entreprise Libre, spécialisée dans les infuseurs de thé en feuilles à emporter. L’histoire de Libre commence en Chine lorsque Wendy Weir remarque qu’un conducteur d’autobus sirote son thé dans un pot en verre au milieu du chaos de l’autobus bondé. Wendy, fascinée par l’instant de sérénité que semble vivre le conducteur, se sert de ce souvenir pour créer la marque Instant thé lors de la fondation de l’entreprise de tasses à thé de voyage Libre. Ces tasses à deux parois – l’une intérieure en verre et l’autre extérieure en polyéthylène – munies d’un infuseur de thé en feuilles sont sans BPA, durables et esthétiques.

À ses débuts, Wendy assurait la distribution de ses tasses dans l’ensemble du Canada et aux États-Unis. Aujourd’hui, les tasses Libre sont connues dans les milieux du yoga, de la santé et du thé en feuilles et l’entreprise a très récemment commencé à exporter dans plus de 600 magasins d’aliments naturels au Royaume-Uni.

Traverser l’Atlantique avec le Service des délégués commerciaux (SDC)

Une fois son entreprise bien établie au Canada et aux États-Unis, Wendy a décidé de cibler le Royaume-Uni comme futur marché clé. Au cours de ses activités pour accéder au marché britannique, Wendy a bénéficié des conseils des FACI, du bureau régional de Vancouver et du haut-commissariat à Londres, qui font tous partie du réseau mondial du Service des délégués commerciaux.

Wendy a d’abord rencontré des représentantes du programme les FACI grâce au groupe LinkedIn FACI. « Le groupe LinkedIn FACI m’a apporté une aide incroyable et ses membres m’ont prodigué des conseils de grande qualité sur les exportations au Royaume-Uni. » En réfléchissant aux processus d’exportation, Wendy explique qu’elle « peut reconstituer le parcours qui [l’] a menée au bureau régional de Vancouver du SDC ». Ce bureau l’a ensuite aiguillée vers le haut-commissariat à Londres qui a confirmé les distributeurs anglais pertinents pour son produit. « La prochaine fois que nous déciderons d’entrer sur un nouveau marché, il est certain que nous continuerons de faire appel aux services des FACI et du SDC. »

Conseils aux futures entrepreneures

En qualité de femme propriétaire d’une entreprise certifiée par WEConnect International et possédant beaucoup d’expérience, Wendy conseille aux femmes d’affaires canadiennes accédant au marché international « de bien se préparer, c’est-à-dire de comprendre les détails et la logistique des activités d’exportation, et d’utiliser les nombreuses ressources mises à la disposition des femmes propriétaires d’entreprises ».


D’un emploi d’été à une entreprise internationale

Nom : Jodi Glover, présidente-directrice générale
Entreprise : Real Tech Inc.
Lieu : Whitby, Ontario

La présidente-directrice générale Jodi Glover a fondé Real Tech en 2004. Forte de son expérience en analyse de l’eau des piscines, Jodi Glover connaissait bien le besoin dans l’industrie de l’eau à l’échelle internationale d’instruments portables pour mesurer la qualité de l’eau. La première année, Jodi Glover a travaillé seule, tentant de convertir son rêve et son prototype en un produit bon marché et pratique. Real Tech a d’abord exporté en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Aujourd’hui, grâce à son site Web et au bouche-à-oreille, l’entreprise exporte 80 p. 100 de sa production.

Son travail avec le Service des délégués commerciaux du Canada a aidé Jodi à réduire de manière importante les coûts, les risques et les obstacles associés à la recherche de partenaires et de clients internationaux. Grâce à sa présence internationale bien établie, le SDC a pu mettre Jodi Glover en lien avec les bonnes personnes, des entreprises qualifiées et des partenaires potentiels et élargir les efforts de marketing de Real Tech.

Missions commerciales internationales – La clé du succès

Pour sa première mission commerciale internationale, Real Tech s’est rendue en Chine où Jodi Glover a prononcé une allocution clé lors de la Journée internationale de la femme sur la manière d’internationaliser une entreprise. Les années suivantes, Jodi Glover a participé à d’autres missions commerciales et événements de réseautage en Chine ainsi qu’en Inde.

Glover continue de prendre part à des événements internationaux, en particulier lorsqu’ils sont axés sur l’eau et les technologies propres. Ces événements lui ont permis de rencontrer des gens de l’Ontario et d’autres pays. Glover reconnaît l’efficacité des missions commerciales du gouvernement pour entrer en relation avec des entreprises et des gouvernements étrangers : « Nous accompagnons toujours notre gouvernement et nous utilisons ses services chaque fois que nous le pouvons. »

Conseils aux futures entrepreneures

« Le monde est beaucoup plus accessible que nous le pensons. Il n’y a pas tant de limites que cela au commerce international. Ayez recours aux services du gouvernement pour étudier les marchés mondiaux et savoir dans quel marché vous introduire. N’hésitez pas à communiquer avec le SDC. C’est fou ce qu’il m’a aidée dans ma région. »


Entreprise appartenant à une femme au service de l’harmonie internationale

Nom : Judith Richardson, vice-présidente à la direction
Entreprise : PONO Consultants International
Lieu : Dartmouth, Nouvelle-Écosse

PONO signifie « Harmonie » en hawaïen et c’est exactement l’objectif poursuivi par PONO Consultants International : apporter l’harmonie en offrant des services pour faciliter le changement au sein d’organisations et parmi les employés qui y travaillent. PONO Consultants International offre des services de conseil dans le monde entier depuis 2000 au moyen de séances telles que : Rendement maximal, Participation des parties intéressées, Optimisation de la culture organisationnelle, Communications intégrées, Ateliers et Conférence.

PONO Consultants International a collaboré avec des clients dans de nombreux pays allant du Royaume-Uni à la Russie, en passant par la Jamaïque, les États-Unis, Israël et le Canada.

Mission commerciale internationale et conseil du SDC

Judith a entendu parler des FACI par l’intermédiaire du Centre for Women in Business à Halifax et Condition féminine Canada. Elle a établi des relations avec des représentantes de ce programme dans le cadre de sa participation à une mission commerciale internationale au WBENC.

En participant au WBENC, Judith a rencontré de nombreuses femmes d’affaires et même des partenaires avec lesquelles collaborer : « J’ai engagé deux entreprises appartenant à des femmes pour des travaux de marketing et de communication, j’ai élaboré une nouvelle offre avec une entreprise au Nouveau-Brunswick et j’ai reçu un mentor de la BMO Banque privée Harris. » De nouveaux débouchés se sont présentés à Judith lorsqu’elle a été « invitée à participer à des cours du programme de leadership exécutif de la Tuck School of Business au Collège de Dartmouth, où elle a rencontré des personnes venant d’entreprises appartenant à des femmes. »

En plus de participer au WBENC, Judith collabore avec le bureau du SDC à Halifax. « Nous nous adressons à notre bureau local du SDC pour obtenir toute sorte d’information avant de travailler dans des pays étrangers... Nous consultons également occasionnellement des bureaux à l’étranger sur des problèmes locaux ou pour nous renseigner avant d’entreprendre un voyage. »

Conseils aux futures entrepreneures

En tant que femme d’affaires ayant connu beaucoup de succès dans ses diverses activités à l’étranger, Judith recommande aux futures entrepreneures de « se lancer dans [leurs] projets avec confiance – ce qui signifie de faire toutes les recherches nécessaires. Recensez vos “oui, mais” – toutes ces choses dont vous n’êtes pas certaines – et trouvez des réponses. »