Des données montrent que les entreprises les plus productives sont celles qui exportent

Une récente étude menée par le Bureau de l’économiste en chef révèle que les entreprises exportatrices canadiennes tendent à être plus grandes et plus efficaces, à produire davantage d’extrants, à soutenir davantage d’emplois et à offrir des salaires plus avantageux que les entreprises canadiennes non exportatrices.

L’étude se base sur des données de Statistique Canada relatives au profil des exportateurs pour la période de 2000 à 2012, qui sont les dernières données disponibles, déposées tout récemment à la suite d’une analyse. L’étude indique que, en moyenne, les entreprises qui exportent sont dans l’ensemble plus productives que celles qui concentrent leurs activités uniquement sur le marché national.

Tableau 1 : Exportateurs et non-exportateurs du secteur canadien de la fabrication

 ExportateursNon-exportateurs
Nombre13 53834 138
Pourcentage de grandes et   moyennes entreprises17 %2 %
Production manufacturière moyenne par entreprise3 380 000 $290 000 $
Nombre total d’employés de la production 902 913315 962

Source : Calculs effectués par le Bureau de l’économiste en chef à partir de données de Statistique Canada

En moyenne, la valeur ajoutée par employé — une mesure simple de la productivité — des exportateurs était de 14 p. 100 plus élevée que chez les non-exportateurs, après ajustements afin de tenir compte des effets de l’industrie, de la taille des entreprises et de l’emplacement géographique. De plus, les salaires versés par les exportateurs à leurs employés étaient de 10 p. 100 plus élevés, en moyenne, que chez les non-exportateurs de même taille, du même secteur et du même emplacement.

Par ailleurs, les exportateurs employaient plus de travailleurs que les non-exportateurs. Seulement de 28 à 30 p. 100 des quelque 50 000 fabricants canadiens pris en compte dans l’étude étaient des entreprises exportatrices. Bien que les entreprises exportatrices ne représentent qu’un faible pourcentage du nombre de fabricants canadiens, elles employaient tout de même plus de 70 p. 100 de la main-d’œuvre du secteur manufacturier.

Faire des affaires à l’étranger exige des ressources additionnelles pour recueillir de l’information sur le marché, établir des réseaux de clients dans les marchés étrangers et se conformer aux règlements et aux normes des autres pays. Il est probable qu’en raison de ces facteurs, seules les entreprises les plus productives disposent de la capacité et des marges de profit pour couvrir les coûts plus élevés associés au commerce international.

Tout compte fait

L’étude laisse entendre que, en moyenne, les exportateurs sont les fabricants les plus performants dans l’économie canadienne.

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