Le Canada et le Chili : de nombreuses raisons de célébrer

Le Canada et le Chili ont de nombreuses raisons de se réjouir cette année, puisque le mois de juillet 2017 marquera le 20e anniversaire de l’Accord de libre-échange Canada-Chili (ALECC) — un accord qui, depuis son entrée en vigueur, a permis de plus que tripler les échanges bilatéraux de marchandises entre les deux pays.

Au cours d’une visite d’État au Canada cette semaine de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, le ministre du Commerce international, François‑Philippe Champagne, a annoncé l’ajout d’un chapitre sur le commerce et l’égalité entre les sexes, une première pour le Canada et toute nation du G20. M. Champagne et le ministre chilien des Affaires étrangères, Heraldo Muñoz, ont signé plusieurs modifications visant à moderniser l’entente, notamment le chapitre sur l’égalité entre les sexes et de nouveaux éléments dans le chapitre sur l’investissement, de nouveaux chapitres sur les mesures sanitaires et phytosanitaires et les obstacles techniques au commerce. Ils ont également apporté des modifications techniques au chapitre existant sur l’approvisionnement public.

Le chapitre consacré au commerce et à l’égalité entre les sexes reconnaît l’importance de tenir compte des différences entre les sexes relativement aux enjeux économiques et commerciaux afin de veiller à ce que toute la société tire parti de la croissance économique. Il confirme l’intention des deux parties d’appliquer leurs accords internationaux respectifs sur l’égalité entre les sexes dans l’optique du respect des droits, en plus d’offrir un cadre de collaboration entre le Canada et le Chili sur des questions associées au commerce et à l’égalité entre les sexes, notamment l’entrepreneuriat des femmes et l’élaboration d’indicateurs axés sur le genre.

L’ALECC, qui est entré en vigueur le 5 juillet 1997, est l’un des plus anciens accords commerciaux du Canada, et le premier à avoir été conclu avec un pays d’Amérique du Sud. Il s’agit du premier accord commercial global que le Chili a conclu avec un autre pays. Les échanges bilatéraux ont atteint 2,4 milliards de dollars en 2016.

« Cet accord s’est avéré extrêmement profitable, tant pour le Canada que pour le Chili. C’est la pierre angulaire de nos relations commerciales bilatérales », affirme Geoff White, délégué commercial principal du Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) à Santiago, au Chili. « Nous sommes privilégiés, en tant que délégués commerciaux, de travailler dans un tel environnement, qui est caractérisé par la relation positive qui existe entre nos deux pays. »

Il fait valoir que la modernisation de l’accord améliorera encore davantage cet outil commercial qui était déjà efficace et mutuellement avantageux, et que le nouveau chapitre sur le commerce et l’égalité entre les sexes, ainsi que les améliorations apportées à celui sur l’investissement reflètent l’approche progressiste à l’égard du commerce adoptée par les deux pays.

« Cet accord a permis les échanges commerciaux entre le Canada et le Chili dans tous les secteurs — les droits de douane relatifs à presque tous les échanges bilatéraux de marchandises ont été éliminés », précise M. White.

« Cette décision a porté ses fruits. Cet accord est important pour le commerce, et il est également très important pour l’investissement. Le Canada est maintenant le quatrième investisseur au Chili (après les États‑Unis, l’Espagne et les Pays‑Bas). » Le Canada est le premier investisseur dans le secteur minier du Chili.

L’investissement étranger direct (IED) au Chili s’élevait à 16,5 milliards de dollars en 2016, ce qui en fait la première destination du Canada pour les investissements en Amérique du Sud et la onzième à l’échelle mondiale. L’IED du Chili au Canada s’élevait à 767 millions de dollars en 2016. Il a été conclu, dans une étude réalisée en 2013 par le Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada et intitulée Les retombées économiques de l’Accord commercial entre le Canada et le Chili, que les gains en matière de bien-être économique pour le Canada attribuables à l’ALECC totalisaient environ 250 millions de dollars chaque année.

Le Canada importe principalement du Chili des pierres et des métaux précieux — essentiellement de l’or et de l’argent qui sont transformés au Canada; du cuivre — le Chili est le premier producteur de cuivre au monde; des fruits; des boissons — essentiellement du vin; de même que du poisson et des fruits de mer. Parmi les principaux produits que le Canada exporte au Chili figurent la machinerie; les combustibles minéraux et les hydrocarbures — essentiellement du charbon; les produits pharmaceutiques; les céréales; et les viandes. Geoff White souligne que la machinerie et les produits pharmaceutiques en particulier sont considérés comme des exportations « à forte valeur ajoutée », puisqu’elles appuient la création d’emplois hautement spécialisés et l’innovation technologique au Canada.

Geoff White affirme que le Chili constitue un environnement idéal pour les Canadiens qui font des affaires à l’étranger. Il ajoute que l’entente entre le Canada et le Chili permettant d’éviter la double imposition combinée à l’accord de libre-échange crée un bon climat commercial.

« En matière de commerce, nos deux nations ont des vues similaires et ont beaucoup de points en commun », explique-t-il, citant en exemple les activités commerciales axées sur les ressources, comme l’industrie minière. « Le Chili constitue un environnement d’affaires sécuritaire où prime le respect de la primauté du droit et où des entreprises canadiennes sont bien établies. »

Geoff White souligne que les relations commerciales entre le Canada et le Chili sont florissantes depuis l’entrée en vigueur de l’ALECC, et que la modernisation de cet accord permettra de prolonger ce succès.

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