Les études de marché, une source de précieux renseignements à l’intention des entreprises dans les secteurs de la création

Les entreprises et les artistes canadiens dans les secteurs de la création qui recherchent la réussite à l’étranger peuvent compter sur une nouvelle ressource : une série d’études qui présentent de précieux renseignements sur des marchés clés et aident les entreprises et les artistes à faire connaître leurs activités à l’étranger, avec le soutien du Service des délégués commerciaux du Canada (SDC).

Les rapports sont le résultat de la collaboration entre le SDC et Patrimoine canadien et ont pour but d’accroître le soutien aux industries de création, sur la scène internationale, compte tenu de leur potentiel pour l’exportation et de leur capacité d’établir des partenariats solides dans des marchés particuliers, dit Emma Hicklin, qui est déléguée commerciale à la Direction générale des secteurs commerciaux d’Affaires mondiales Canada.

Dans le budget de 2016, le gouvernement fédéral a pris l’engagement de soutenir les artistes et les industries de création à l’étranger, souligne Mme Hicklin, agente du secteur des industries de création. « Par conséquent, ces rapports visent à fournir des connaissances commerciales aux industries de création du Canada qui souhaitent percer sur les marchés internationaux, et à encourager les entreprises dans le secteur à consulter le Service des délégués commerciaux lorsqu’elles souhaitent exporter du contenu créatif et des services de création. »

À ce jour, dix études ont été rédigées sur quatre pays, à savoir l’Allemagne, la Chine, la France et l’Irlande. Les études traitent de secteurs précis dans chacun des marchés, explique Mme Hicklin, en précisant que d’autres études sont prévues.

Le contenu des études varie et comprend notamment des aperçus des industries de création ainsi que des renseignements plus concrets, axés sur l’exportation, ou encore concernant des questions comme la réglementation, la fiscalité et le financement. Les études visent à donner aux clients canadiens une meilleure compréhension des possibilités dans les industries de création dans divers marchés internationaux, indique Mme Hicklin.

« Ce qui importe le plus, c’est que les études visent à faciliter la discussion entre les entreprises de création et nos délégués commerciaux à l’étranger, dont le rôle est de leur fournir des conseils sur l’exportation et des services à l’exportation », souligne Mme Hicklin.

Les études sont indissociables des conseils et des connaissances de nos délégués commerciaux, explique Mme Hicklin. « Nous invitons vivement les entreprises canadiennes qui manifestent un intérêt à l’égard des études à amorcer un dialogue avec le délégué commercial pertinent pour approfondir les complexités du marché et découvrir comment le Service des délégués commerciaux peut les aider à réaliser leurs objectifs en matière d’exportation. »

Les entreprises et les organismes actifs dans la mise en marché de contenu et de services culturels à l’étranger accueillent favorablement les études et l’engagement renouvelé qu’elles représentent pour les Canadiens qui mènent des activités dans le domaine à l’étranger.

« Il est vraiment utile d’obtenir ces renseignements présentés de manière structurée, et de découvrir ce qu’il en est — les particularités du marché, les choses à savoir, les possibilités offertes et la façon dont nous pouvons miser sur nos forces », dit Heather Farnworth, directrice des ventes internationales pour le Centre des sciences de l’Ontario. Le Centre conçoit et monte des expositions, en plus de fournir des services de conseils et d’offrir de la formation pour les centres des sciences et les musées partout dans le monde. À l’heure actuelle, le Centre compte cinq expositions itinérantes à l’étranger, centrées plus particulièrement sur l’Asie, et prévoit maintenant examiner des possibilités en Amérique du Sud.

Mme Farnworth affirme que le SDC joue un rôle utile dans le soutien des activités du Centre, que ce soit en matière d’accueil d’événements et d’organisation de rencontres ou encore d’aide dans le traitement de questions « épineuses » comme les impôts et les droits de douane. « Le SDC nous renseigne sur les règles du jeu, les avantages et les inconvénients, et les aspects dont nous devrions tenir compte lorsque l’on souhaite faire des affaires dans un pays en particulier », dit‑elle.

Le résultat mène à des emplois et à des millions de dollars en recettes pour le Centre des sciences de l’Ontario et le Canada, en plus de renforcer l’image de marque du Canada partout dans le monde. « Nous faisons sans relâche la promotion du Canada; il y a toujours des connaissances que nous pouvons apprendre de nos collègues, en plus de celles que nous leur offrons », fait remarquer Mme Farnworth, en soulignant que les activités culturelles sont « cruciales pour développer l’esprit d’innovation » et sont caractérisées par la collaboration et les partenariats.

« Il importe de comprendre les besoins et les tendances du marché, ce qui motive nos clients et ce qui est pertinent pour les diverses institutions avec lesquelles nous communiquons lorsque nous faisons des affaires dans un pays », explique Mme Farnworth.

Ashley Larose est gestionnaire principale des ventes internationales pour Science Nord à Sudbury, en Ontario, qui met l’accent sur la production d’expositions multimédias et de films en format géant pour les marchés étrangers. Elle affirme que le SDC « comprend vraiment notre industrie » et a joué un rôle important dans la réussite de son organisme à l’étranger.

« Les délégués commerciaux sont à l’écoute, ils ont des antennes sur le terrain et ils ont une connaissance immédiate des marchés qui nous intéressent », souligne Mme Larose, en faisant remarquer que le SDC a aidé particulièrement Science Nord à établir des relations avec des partenaires, ce qui est crucial dans des régions comme l’Asie. « Il existe une confiance inhérente qui a vraiment été utile. »

Les partenaires internationaux manifestent un intérêt renouvelé envers le Canada, fait remarquer Mme Larose, et ils reconnaissent que les Canadiens sont des chefs de file dans des domaines comme l’éducation informelle. « Les gens sont conscients qu’il existe des talents au Canada, que le gouvernement apporte un excellent soutien aux initiatives scientifiques et que nous sommes un excellent modèle pour le reste du monde », dit-elle en insistant sur le fait qu’il faut consacrer temps et argent pour élaborer la bonne approche dans les marchés à l’étranger, mais que « cela rapporte des dividendes ».

Henrik Meyer, producteur de films et président de Red Cedar Films Inc., une société de production cinématographique de Vancouver, affirme que lorsqu’il fait affaire avec le SDC, « nous obtenons un excellent soutien et nous en sommes reconnaissants ».

Grâce à l’aide des délégués commerciaux à Berlin, Red Cedar a conclu l’année dernière une entente de coproduction avec une entreprise allemande pour réaliser un film documentaire intitulé The Whale and the Raven. Le film présente un couple qui habite dans une île reculée dans le nord de la Colombie‑Britannique pour faire de la recherche sur les baleines en péril dans les eaux de la forêt pluviale de Great Bear. Le film sera terminé l’année prochaine.

Études de marché sur les industries de création

Le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) et Patrimoine canadien ont rédigé une série de rapports pour aider les entreprises canadiennes dans le secteur de la création à comprendre des marchés et des secteurs internationaux en particulier et à s’y retrouver. Les rapports disponibles à ce jour sont les suivants :

France
Le marché de l’animation en France
Le financement du cinéma en France : comment cela fonctionne
Le marché de la musique en France
Le financement de la télévision en France : comment cela fonctionne

Allemagne
Le marché du livre en Allemagne
Le marché du film et de la télévision en Allemagne
Le marché des arts du spectacle en Allemagne
Le marché de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée en Allemagne

Chine
Aperçu des industries de création en Chine : arts visuels, musées et expositions, théâtre et spectacles, cinéma et vidéo, jeux vidéo et réalité virtuelle

Irlande
Les industries de création en Irlande : animation, cinéma et télévision, effets visuels et effets spéciaux

Accédez aux rapports.

M. Meyer affirme que le SDC a joué un rôle « vraiment crucial » dans l’établissement du partenariat. « Les délégués commerciaux facilitent le jumelage des entreprises », fait-il remarquer. Ils ont également aidé les deux entreprises à structurer l’entente de coproduction. « Les délégués commerciaux ont de nombreuses réponses et s’ils n’ont pas la réponse à une question, ils savent où aller chercher l’information pour y répondre. »

Les nouvelles études de marché seront une ressource importante pour ceux et celles qui souhaitent mener des activités à l’étranger, affirme M. Meyer, que ce soit pour obtenir une vue d’ensemble du marché, des renseignements de nature fiscale ou encore des indications pour aider les entreprises canadiennes à trouver des organismes de financement. « La situation peut être assez complexe et compliquée », précise‑t‑il.

Mme Hicklin affirme que les marchés qui ont été choisis pour les études offrent des débouchés pour les entreprises de création canadiennes et sont des objectifs clés pour les exportateurs dans le secteur. Des sous-secteurs particuliers ont été choisis en fonction du marché et des secteurs qui offrent le plus de potentiel de réussite commerciale. Les prochaines études porteront sur d’autres marchés prioritaires et émergents prometteurs.

Les défis pour les entreprises canadiennes dans le secteur varient en fonction du sous-secteur et du marché cible, mais en règle générale, les entreprises de création canadiennes doivent affronter une concurrence féroce et être au fait des règlements et des politiques qui visent à protéger les industries culturelles nationales dans les marchés étrangers, explique Mme Hicklin. Les délégués commerciaux peuvent les aider à déceler les difficultés, selon le marché, et leur offrir des conseils sur la façon de les surmonter.

« Quel que soit le besoin commercial, nos délégués commerciaux feront ce qu’ils peuvent pour apporter une aide », dit Mme Hicklin.

De nombreuses entreprises du secteur culturel sont des entreprises indépendantes, de petite taille, qui ne possèdent peut-être pas les ressources nécessaires pour mettre en œuvre une stratégie d’exportation, fait remarquer Mme Hicklin. Le SDC peut les aider en apportant un complément aux activités nécessaires pour cibler un marché et réussir dans celui-ci, par exemple en les renseignant sur les pratiques et les façons de faire dans un marché donné ou en jumelant des entreprises canadiennes avec des personnes-ressources locales pour saisir des occasions en particulier.

« Les études de marché ne sont qu’un élément parmi les activités réalisées en vue d’accroître le soutien aux entreprises de création canadiennes, en offrant des renseignements commerciaux et en présentant nos délégués commerciaux », indique Mme Hicklin en conclusion.

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