Il n'est pas si facile d'exporter

Les entreprises canadiennes font face à plus d’un obstacle lorsqu’elles tentent d’exporter leurs biens et services.

Statistique Canada a récemment publié les résultats du deuxième cycle de l’Enquête sur l’innovation et les stratégies d’entreprise (EISE), qui couvre les années 2010 à 2012 — le premier cycle couvrait les années 2007 à 2009. On a demandé aux entreprises qui ont déclaré avoir exporté ou tenté d’exporter dans les trois années visées par l’enquête d’évaluer la mesure dans laquelle chaque obstacle (faible, moyen, élevé ou sans objet) pouvait entraver leur capacité d’exportation.

Ordre d’importance des obstacles à l’exportation ou aux tentatives d’exportation
(% des répondants de l’enquête)

Enquête sur l’innovation et les stratégies d’entreprise couvrant les années 2010 à 2012.

Données : Statistique Canada, Enquête sur l’innovation et les stratégies d’entreprise, 2012
Source : Bureau de l’économiste en chef, MAECD

L’EISE montre que, de 2010 à 2012, le « respect des exigences des clients en matière de coût » est arrivé en tête des obstacles à l’exportation : 29,7 p. 100 des répondants ont jugé cet obstacle très important, une proportion qui a peu changé depuis l’enquête précédente, laquelle couvrait la période de 2007 à 2009.

Les « problèmes concernant la distance jusqu’aux consommateurs » et les « obstacles tarifaires ou commerciaux étrangers » suivaient aux deuxième et troisième rangs durant la période de 2010 à 2012, 16,4 p. 100 et 12,6 p. 100 des répondants les désignant respectivement comme des obstacles très importants.

Il s’agit cependant là d’un changement par rapport au premier cycle de l’enquête, où les « questions de sécurité frontalière » se classaient au deuxième rang, avec 25 p. 100 des répondants jugeant cet aspect extrêmement important. Au dernier cycle, le pourcentage de répondants ayant signalé cet obstacle comme très important est tombé à 11,5 p. 100, abaissant celui-ci au cinquième rang en importance, après le « respect des exigences des clients en matière de qualité ».

Si les « questions de sécurité frontalière » constituent l’obstacle qui a connu le recul le plus marqué entre les deux périodes, des baisses similaires ont été observées pour la plupart des autres obstacles. Autrement dit, moins d’entreprises ont désigné des obstacles comme très importants durant la période de 2010 à 2012 par rapport à celle de 2007 à 2009. Notons toutefois deux exceptions : le « respect des exigences des clients en matière de coût », qui a affiché une légère augmentation, et les « obstacles juridiques ou administratifs au Canada », jugés très importants par 7,4 p 100 des personnes interrogées au cours des deux cycles de l’enquête.

L’importance de ces obstacles, en revanche, peut varier considérablement selon la taille de l’entreprise et le type d’industrie. En général, la plupart des obstacles étaient plus souvent classés comme très importants par les moyennes entreprises que par les petites ou les grandes entreprises. Ce résultat peut s’expliquer par la présence d’un plus grand nombre d’entreprises exportatrices de taille moyenne dans le secteur de la fabrication et le fait que les entreprises manufacturières rapportent être confrontées à des obstacles plus fréquemment que les autres.

Sur le plan sectoriel, certaines barrières étaient plus importantes selon l’industrie concernée. Par exemple, seulement 4 p. 100 de l’ensemble des répondants considéraient les « préoccupations concernant la violation des droits de brevet ou de propriété intellectuelle » comme un obstacle très important à l’exportation, mais ce pourcentage était beaucoup plus élevé dans certaines industries. Ainsi, 23,9 p. 100 des entreprises de films et de vidéos, 20,2 p. 100 des fabricants d’appareils ménagers et 19,1 p. 100 des fabricants d’équipement de radio, de télédiffusion et de communication sans fil ont désigné cet aspect comme un obstacle très important à l’exportation de 2010 à 2012.

Des résultats plus détaillés sur les obstacles à l’exportation et d’autres questions tirées de l’Enquête sur l’innovation et la stratégie des entreprises se trouvent sur le site Web de Statistique Canada.

Tout compte fait

Différents obstacles peuvent se poser aux entreprises canadiennes lorsqu’elles exportent ou tentent d’exporter des marchandises ou de fournir des services à l’étranger. Certains obstacles sont propres à la présence sur les marchés internationaux, tandis que d’autres peuvent être évités en partie grâce à une bonne planification et au recours à des ressources appropriées. Le Service des délégués commerciaux du Canada a des délégués commerciaux en poste dans 160 villes à l’étranger et au Canada, pour vous aider à vous orienter avec succès sur les marchés internationaux.

Pour obtenir plus d’information, prière de consulter le Bureau de l’économiste en chef, Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada.

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