Les ventes des filiales à l'étranger ne cessent d'augmenter

Les ventes des filiales à l’étranger des sociétés canadiennes1 sont passées de 350 milliards à 500 milliards de dollars de 2002 à 2012, gagnant ainsi en importance par rapport aux exportations canadiennes de biens et de services au cours de la même période.

Ventes et exportations des filiales à l’étranger des sociétés canadiennes
Biens et services (de 2002 à 2013)

Les ventes des filiales à l’étranger des sociétés canadiennes sont passées de 350 milliards à 500 milliards de dollars de 2002 à 2012.

* La publication des données relatives aux ventes des filiales à l’étranger est décalée, de sorte que les données les plus récentes de Statistique Canada remontent à 2012.

Source : Statistique Canada, Statistiques sur le commerce des sociétés affiliées à l’étranger

En 2012, les ventes des filiales à l’étranger équivalaient à 93 p. 100 des exportations, en hausse par rapport au taux de 74 p. 100 enregistré en 2002. Même si les ventes des filiales à l’étranger n’ont pas connu une croissance constante au cours de cette période, elles ont tout de même mieux surmonté la crise financière mondiale (de 2008 à 2009) que les exportations. Pendant la crise, les exportations ont chuté de 21,4 p. 100, tandis que les ventes des filiales à l’étranger n’ont reculé que de 8,4 p. 100. Au cours de la période qui a suivi la crise (de 2009 à 2012), les exportations ont connu une remontée plus rapide que les ventes des filiales à l’étranger, mais la part de ces dernières par rapport aux premières a continué de progresser.

Ces dix dernières années, les ventes de services des filiales à l’étranger ont dépassé les ventes de biens, enregistrant un taux de croissance annuel moyen de 4,8 p. 100 ; les ventes de biens n’ont connu qu’une croissance de 2,9 p. 100. Les ventes de services des filiales à l’étranger ont ainsi mieux supporté la crise que les ventes de biens : les ventes de services se sont accrues de 5,1 p. 100 pendant la crise, tandis que les ventes de biens ont accusé un recul de 14,5 p. 100. Les ventes de services des filiales à l’étranger ont également joué un rôle prépondérant dans le commerce des services du Canada à l’échelle internationale par rapport aux exportations de services. En effet, en 2012, leur valeur était deux fois et demie supérieure à celle des exportations de services.

La forte augmentation des ventes des filiales à l’étranger au cours des dix dernières années est notamment attribuable à la croissance des ventes dans les pays non membres de l’OCDE. De 2002 à 2012, les ventes des filiales à l’étranger dans ces pays ont progressé à un taux annuel moyen de 12,3 p. 100, comparativement à un taux de seulement 1,4 p. 100 aux États-Unis, 1,3 p. 100 dans l’UE et 5,8 p. 100 dans les autres pays de l’OCDE. De plus, dans toutes les régions autres que les États-Unis, les ventes des filiales à l’étranger dépassent déjà les exportations canadiennes — une tendance observée depuis que Statistique Canada a commencé à faire le suivi des ventes des filiales à l’étranger, en 1999.

Tout compte fait

Reflet de l’augmentation marquée de l’investissement direct du Canada à l’étranger, la croissance des ventes des filiales à l’étranger des sociétés canadiennes a dépassé celle des exportations ces dix dernières années, ce qui a eu pour effet d’accroître l’importance relative des ventes de ces filiales comme moyen, pour les sociétés canadiennes, de mener des activités sur les marchés étrangers, en particulier dans les pays non membres de l’OCDE.

Pour en savoir plus, prière de consulter le site du Bureau de l’économiste en chef.


1 Les données relatives aux ventes des filiales à l’étranger des sociétés canadiennes font état des ventes de biens et de services de filiales à l’étranger dont la société mère est établie au Canada et détient un contrôle majoritaire (c.-à-d. plus de 50 p. 100 des actions avec droit de vote).

Abonnement au : cybermagazine et fil RSS

Twitter@SDC_TCS
Utilisez #CanadExport